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Basses-Alpes et Haute-Provence

Le département des « Basses-Alpes » est l'un des 83 départements créés à la Révolution française, le 4 mars 1790, en application de la loi du 22 décembre 1789. Il englobe le nord-est montagneux de la Provence, et a été amputé du canton de Sault lors de la formation du Vaucluse en 1793, puis du canton de Barcillonnette rattaché aux Hautes-Alpes en 1810.

Le 13 avril 1970, son nom a été changé en « Alpes-de-Haute-Provence ».

Les Basses-Alpes

 

« Le département des Basses-Alpes est à la fois d'une très grande diversité et d'une unité fort solide. Il est constitué par l'amas compact des montagnes et des collines de haute et moyenne altitude, s'avançant des Alpes vers la vallée du Rhône et vers la mer. »
« On s'aperçoit d'abord que ces Basses-Alpes n'étaient pas si basses. Elles participent à la fois des gloires de la Provence et de la noblesse des montagnes. Leurs vallées, leurs collines, leurs plateaux ont ce double caractère, mais elles les confondent dans une âme personnelle. »


Jean Giono - Provence - 1955

Les Basses-Alpes d'autrefois

On nous a appris, dans les cours d'histoire au collège, que les Constituants voulaient faire un nouveau découpage territorial qui permette à chaque habitant de se rendre au chef-lieu de son département dans la journée. Si l'on voulait casser les subdivisions de l'Ancien Régime et faire oublier les anciens noms de l'histoire, on ne souhaitait pas bouleverser totalement les cadres de vie habituels des habitants et détruire des liens d'échanges et de rencontres.
Ainsi, la Provence fut découpée en trois départements, et les Basses-Alpes en prirent la partie la plus septentrionale et la plus élevée, devenant un des 83 départements de la France d'alors. La limite entre la Provence et le Haut Dauphiné, vers Sisteron, fut respectée, mais la vallée de l'Ubaye et le canton d'Allos, anciennes terres savoyardes devenues françaises en 1713 au traité d'Utrecht, furent donnés au département bas-alpin, après consultation des populations locales, et non à celui des Hautes-Alpes, malgré ses liens traditionnels et « naturels » avec Gap et le Dauphiné ; mais cela eût été étendre ces Hautes-Alpes jusqu'à Allos, sur le haut Verdon ; n'oublions pas que la forteresse de Colmars-les-Alpes, sur le haut Verdon possède une « Porte de Savoie », qui regarde vers le nord. A l'est, la limite est celle entre la France et les terres niçoises de la Savoie, gardée par la forteresse d'Entrevaux. A l'ouest, c'est celle qui sépare la France des possessions du Pape, avant que les Etats pontificaux, à la suite du plébiscite, soient rattachés à la France et constituent le département de Vaucluse, quatrième département Provençal.

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