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Patrimoine et culture

Tout au long des siècles, de génération en génération, les hommes de Haute Provence ont patiemment, sur une terre difficile, érigé un patrimoine étonnant, parfois puissant, souvent fragile : forteresses et abbayes, bergeries de pierres sèches et fontaines... Partir à sa découverte c'est comprendre un peu mieux la vie d'ici. Complément à la visite des sites, nos musées offrent une variété qui ne laissera personne indifférent.

Le Vieil Aiglun

Le patrimoine bâti

Les villages

Au détour d'un chemin surgit soudain un village aux pierres dorées par le soleil : village provençal aux rues caladées où l'on s'offre un apéro à l'ombre des platanes, village montagnard aux balcons de bois et aux clochers hérissés de flèches puissantes. Partout les villages conservent l'empreinte de l'histoire de leur terroir. En pays de montagne, l'habitat est dispersé en multiples hameaux proches des zones de culture. Au sud, le village provençal est le plus souvent perché, constitué de maisons hautes agrégées autour de la place principale. Au-delà de ces deux types, les villages occupent des sites variés : villages de ressaut, presque invisibles dans le paysages ; acropoles, baignées de soleil ; en pied de pente, là où surgissent les sources ; en plaine, au c½ur du terroir agricole. Héritiers des anciens oppida ligures, les villages ont souvent « voyagé ». Ils descendent en plaine durant la Pax Romana, se perchent et se fortifient au Moyen Age, puis redescendent en plaine pour enfin sortir de leurs remparts au XIXe siècle.

Le bel âge roman

La Provence indépendante connaît dès le début du XIe siècle un fort élan économique, accompagné d'une véritable renaissance de l'architecture religieuse. Le premier art roman est dit lombard car il a été introduit dans la vallée de la Durance par des constructeurs transalpins. Il se caractérise par le goût de la polychromie et l'usage de la rose en façade (Senez, Seyne) ainsi que par l'usage du portail à baldaquin reposant sur des colonnes soutenues par des lions (cathédrales de Digne et Sisteron). Le second art roman, à la fin du XIe et surtout au XIIe, siècle est plus influencé par les modèles provençaux. L'appareillage des pierres et la qualité de la sculpture sont remarquables. A cette époque sont construits de grands ensembles monastiques (prieurés de Carluc et de Salagon) d'une force architecturale exemplaire, imposante et dépouillée.

Les fortifications

Longtemps zone frontière avec la Savoie, la Haute Provence dû se protéger. De nombreuses fortifications sont érigées à la Renaissance, mais c'est après 1692, suite à une attaque des troupes piémontaises, que Louis XIV demande à Vauban de revoir le système défensif des Alpes. En quelques années, Vauban rétablit une ligne de fortifications efficace en restructurant -du nord au sud- les forts de : Saint-Vincent-les-Forts, Seyne-les-Alpes, Colmars-les-Alpes et Entrevaux. Il refond portes et enceintes, introduit des ouvrages à cornes, multiplie les redoutes. Mais en 1713, l'Ubaye devient française et les fortifications de Vauban inutiles. Pourtant ce n'est qu'au milieu du XIXe siècle que de nouveaux forts sont construits en Ubaye, en particulier celui de Tournoux (1843-1865) dont les batteries de tir s'étagent sur 700 m de dénivelé. Le XXe siècle voit la construction de 2 ouvrages de la ligne Maginot entre 1930 et 1940 : ceux du Haut-Saint-Ours et de Roche-la-Croix surveillant l'Ubayette. Aujourd'hui désaffectés, ces forts d'altitude sont d'excellents buts de promenade.

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